Politique

Jeanine Mabunda devant les journalistes: « La Constitution a fixé un certain nombre de conditions pour dissoudre l’Assemblée nationale »

Après le personnel administratif et politique de l’Assemblée nationale le lundi dernier, la Présidente de la Chambre basse du Parlement, Mme Jeanine Mabunda Lioko, a présenté hier mardi 21 janvier 2020, ses voeux de nouvel an aux journalistes et médias qui accompagnent les activités parlementaires. A cette occasion, la speakerine de la Représentation nationale a répondu à quelques questions de la presse.

Et elle a réagi à la menace de la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République. Ainsi a-t-elle indiqué qu’au terme de l’article 148 de la Constitution congolaise, il est fixé un certain nombre de conditions pour dissoudre l’Assemblée nationale, notamment la persistance des crises entre le gouvernement et la chambre basse. Ce qui n’est pas le cas présentement, a-t-elle souligné.

Et d’ajouter que l’article 165 explique ce qui arrive à tout celui qui viole intentionnellement la Constitution en occupant les hautes fonctions. Toutefois, Mme Mabunda estime que le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale est un sujet mineur face à la douleur sociale de la population.

L’occasion était également propice pour dire un mot sur l’État de la coalition FCC-CACH. A l’instar d’un mariage, a renchéri la Présidente de l’Assemblée Nationale, la coalition au pouvoir a également ses hauts et bas, « mais elle oeuvre de façon à respecter le choix du peuple congolais qui a voulu distribuer les cartes ainsi, donnant à l’un la majorité présidentielle et à l’autre la majorité parlementaire ».

Face à la presse, la speakerine de l’Assemblée nationale a émis le vœux de voir les journalistes congolais pouvoir jouer pleinement leur rôle dans l’accompagnement de la chambre basse du Parlement. Elle a affirmé que sa vision d’un Congo fort c’est aussi avoir une presse forte.

« Pour moi la presse en démocratie c’est comme un arbitre dans une compétition sportive. On ne peut pas imaginer un pays fort sans une presse forte », a-t-elle déclaré devant les patrons de presse et journalistes toutes tendances confondues. La présidente de l’Assemblée nationale a en outre salué le travail abattu par la presse nationale et internationale depuis le début de cette troisième législature de la troisième République.

Toutefois, Jeanine Mabunda a appelé les hommes et femmes des médias au strict respect de l’éthique et de la déontologie.
L’occasion faisant le larron, le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), M. Kasonga Tshilunde, a plaidé pour l’examen de deux projets de loi dont l’une sur l’exercice de la liberté de presse en RDC, et l’autre sur l’accès à l’information.
Notons que le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Célestin Musao Kalombo avait à l’ouverture de cette rencontre, circonscrit le souci du bureau de la chambre basse à travailler étroitement avec la presse, tant nationale qu’internationale, dans ce nouveau contexte d’alternance pacifique.
Bokulaka