Faits Divers Politique

Bagarre à l’Assemblée nationale : la commission PAJ pour départager les deux camps AFDC-A

C’était une séance plénière très mouvementée ce jeudi 07 novembre 2019 à l’Assemblée nationale. Juste après l’adoption du projet de l’ordre du jour, les deux camps opposés du groupe parlementaires AFDC et Alliés se sont disputés la parole. Ce qui a créé un vrai désordre, à une sorte de bagarre généralisée. Une situation qui a poussé la speakerine de la Chambre basse du Parlement de pouvoir suspendre momentanément la plénière.  A la reprise, dès l’entame, les membres du groupe parlementaire AFDC et Alliés, aile Modeste Bahati, ont soulevé une motion selon eux « incidentielle », pour protester contre ce qu’ils appellent de dédoublement de l’AFDC-A. Ils ont accusé par la même occasion le bureau de l’Assemblée nationale, avec à la tête Mme Jeanine Mabunda Lioko, de cautionner ce dédoublement.A la suite de cette motion, procédure parlementaire exige, le débat a été ouvert pour deux interventions contre et deux pour la motion. Mais avant, la présidente de l’Assemblée nationale a d’abord fait part à l’assemblée plénière de la décision prise par la conférence des présidents des groupes parlementaires sur cette question de la crise au sein du groupe parlementaire AFDC – A. La conférence des présidents a donc levé l’option de pouvoir confier cette question à la commission PAJ (Politique, administrative et juridique) de l’Assemblée nationale, présidée aujourd’hui par le député national Lucain Kasongo. Lors du débat, le camp Nene Nkulu soutient qu’il n’y a pas eu de dédoublement et l’AFDC – A a toujours été un regroupement politique appartenant à la plateforme Front commun pour le Congo (FCC). Le camp Bahati accuse l’autre camp de tricheur puisqu’il a même organisé l’élection du nouveau président du groupe parlementaire AFDC – A sans aucune base juridique, en remplacement de Mme Nene Nkulu, nommée ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale. « Notre regroupement AFDC et Alliés a été mis en jachère, d’une manière très délibérée, par notre bureau de l’Assemblée nationale. Comme nous trouvons notre force dans les lois qui nous régissent, nous avons bien voulu nous défendre aujourd’hui parce que le bureau a consacré le dédoublement de notre regroupement, et travaille en connivence avec les dissidents qui sont identifiés sous AFDC – A/FCC », a déclaré la députée nationale Princesse Adèle Kahinda (photo ci-contre) dans une interview accordée à la presse. C’est ainsi qu’à l’issue du débat, la question a été soumise au vote. Par conséquent, la majorité de députés nationaux ont voté pour la proposition de la conférence des présidents qui veut que la question puisse être transmise pour examen à la commission PAJ. « La matière vient d’être envoyée à la commission PAJ et je pense qu’elle va lire le droit. Parce que si la commission PAJ ne lit pas le droit, nous allons nous prendre en charge en plénière. Et nous demandons que cela ne puisse pas mettre longtemps. Parce que si ça tire en longueur, nous allons nous assumer. C’est une matière du bureau, mais le bureau n’a pas su assumer ses responsabilités. Nous sommes convaincus que nous avons raison par la Constitution, par la Loi électorale, par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale… Nous n’avons pas de crainte, nous avons toute confiance », a ajouté la députée Princesse Adèle Kahinda.  Le deuxième point de la communication du bureau de l’Assemblée nationale a été relatif au calendrier de l’élection du rapporteur-adjoint, poste réservé à l’Opposition. A cet effet, le rapporteur de la Chambre basse du Parlement, le professeur Célestin Musao Kalombo, a indiqué que ce processus repose sur cinq étapes. D’abord le dépôt des candidatures qui interviendra le lundi 11 et mardi 12 novembre 2019. La journée du vendredi 15 novembre courant sera consacrée à l’affichage des listes des candidats. Ça sera également le début de la campagne électorale qui se poursuivra le samedi 16 novembre courant jusqu’à minuit. Le dimanche 17 novembre courant ça sera l’audition des candidats. Et l’élection interviendra le lundi 18 novembre 2019 en début d’après-midi, avant l’installation, le même jour, du nouveau rapporteur-adjoint de l’Assemblée nationale. Le point suivant de cette séance plénière c’était la poursuite de la mise en place des bureaux des commissions permanentes et du comité des sages. Pour ce faire, l’élection a été organisée aux postes réservés à l’Opposition au niveau des commissions permanentes. Au vu des résultats de cette élection, la députée nationale Marie-Ange Lukiana est élue présidente du Comité des sages de l’Assemblée nationale. Elle est assistée par Caroline Bemba Wale comme première vice-présidente. La députée nationale Christelle Vuanga est élue présidente de la commission Droits de l’homme Bokulaka

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