Faits Divers Justice Sécurité

Suite aux événements malheureux survenus à Kinshasa L’Asbl Grand Kasaï Fondation s’implique pour la conscientisation des « wewa »

En vue de palier aux différents problèmes  que connaissent ces derniers temps les conducteurs des mototaxis dans la ville de Kinshasa, le directoire national de l’Absl Grand Kasaï Fondation s’est réuni dimanche dernier avec le comité directeur de l’association nationale des propriétaires et chauffeurs des mototaxis (communément appelés des wewa), qui sont en grande majorité des ressortissants de l’espace grand Kasaï. Ce comité directeur des « wewa » était accompagné des présidents communaux de la ville-province de Kinshasa.

Au nom du président du Grand Kasaï Fondation, Ir Muepu Katombe Cless, cette réunion tenue dans un espace privé à la commune de Lingwala, a été conduite par le vice-président de cette Asbl, chargé du Kasaï-central, M. Claude Bakenge Kadima – Luse.

« Il y a eu une rencontre à l’initiative du président national du Grand Kasaï Fondation, M. Cless Muepu Katombe. Il m’a délégué en tant que vice-président chargé du Kasaï-central, d’entrer en contact avec le comité directeur de l’association national des propriétaires et chauffeurs des motocycles, communément appelés « wewa ». Il y a des problèmes d’insécurité et d’accidents au niveau de la ville-province de Kinshasa qui concernent ces conducteurs des motos. Au niveau du Grand Kasaï Fondation, nous avons tenu à rencontrer leurs responsables de toutes les communes de la ville de Kinshasa afin de leur prodiguer des conseils », a-t-il expliqué à la presse.

Et d’ajouter : « Nous avons tenu d’abord à les conscientiser, les responsabiliser, qu’ils comprennent que ça va de l’intérêt de leur vie et ça va de l’intérêt de l’Etat aussi. Voilà pourquoi le président du Grand Kasaï Fondation m’a délégué pour pouvoir m’entretenir avec le comité directeur des motocyclistes. Cette délégation était composée du président national, ses vice-présidents et des membres de son directoire national, ainsi que les 24 présidents communaux de cette association des motards de la ville-province de Kinshasa ».

A l’issue de cette rencontre, l’Asbl Grand Kasaï Fondation a recommandé à l’association des motocyclistes de s’organiser davantage. Et les deux parties se sont convenues sur différents points. D’abord l’identification des tous les conducteurs des mototaxis dans la ville-province de Kinshasa. Cette identification devra commencer par leur recensement.

« Parmi nos recommandations au niveau de Grand Kasaï Fondation, nous avons tenu à ce que tous ceux qui font le taxi-moto puissent être identifiés. Puisqu’aujourd’hui on a du mal à distinguer qui est chauffeur de moto, et qui ne l’est pas. Car n’importe qui à l’ occasion d’avoir une moto se lance sur la route et devient tout à coup un chauffeur de taxi-moto. Nous avons tenu à ce que nous puissions arriver à identifier les conducteurs de mototaxis et au besoin, leur doter des uniformes ou des insignes pour qu’ils puissent être facilement repérés », a précisé M. Claude Bakenge.

Puis le deuxième point convenu a concerné le respect du Code de la route par les motocyclistes. A ce sujet, les deux associations ont insisté sur le comportement des chauffeurs des taxi-motos. Et elles se sont mises d’accord pour que les « wewa » respectent le « sens unique » et les instructions des autorités du pays qui sont établies dans leur secteur, et surtout de ne pas défier l’Etat. Et pour leur protection, ils doivent porter des casques.

« Pour résoudre le problème de leur propre sécurité, nous leur avons également demandé d’utiliser des casques. C’est très important. Des motards qui n’ont pas des casques, même leurs clients sans casques sont tous exposés au risque. Ce n’est pas correct », a-t-il indiqué.   

M. Claude Bakenge Kadima a encore martelé pour dire que : « Nous devons tout faire pour éviter des accidents parce qu’il y a mort d’hommes. Nous devons tout faire pour respecter la loi. Le Chef de l’Etat se bat pour que la République démocratique du Congo soit réellement un état de droit. Qui dit état de droit, dit le respect de la loi, le respect des règles. Nous avons constaté que très souvent les motocyclistes ne respectent pas le Code de la route. C’est ce qui amène souvent à mort d’hommes et à l’insécurité ».

En outre, les dirigeants nationaux et communaux des chauffeurs motocyclistes ont aussi présenté à l’Asbl Grand Kasaï Fondation les plaintes majeures qui enfreignent l’exercice de leur travail. A en croire leurs dirigeants, les « wewa » sont tout de même victimes de l’insécurité, mais aussi et surtout des diverses formes de tracasseries à travers la ville de Kinshasa, surtout sur l’avenue Kasa-Vubu.

« Ils subissent beaucoup de tracasseries de la part de certains agents de l’Etat, ceux du service communément appelé Bureau 2, de la Police de circulation routière, etc. Ils sont voire même victimes des dérangements de la part des clients. C’est ainsi qu’ils ont besoin d’être sécurisés. Ils demandent à ce que l’Etat puisse les sécuriser aussi. C’est vraiment leur plus grande préoccupation », a affirmé le vice-président chargé du Kasaï-central.

Signalons qu’u cours de cette réunion il a été également conseillé aux dirigeants des chauffeurs taxi-motos d’instruire leurs sujets à ce qu’ils évitent que leurs mauvaises actions ne soient récupérées politiquement contre le Président de la République qui fait également partie de la communauté kasaïenne.

L’Asbl Grand Kasaï Fondation a enfin promis son accompagnement à l’association des chauffeurs et propriétaires des mototaxis. « Nous allons marcher ensemble », rassuré un membre du directoire.

Lepetit Baende