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Après la prise d’armes… GENTINY NGOBILA BAT LE RAPPEL DES TROUPES

Comme le veut la tradition, le nouveau gouverneur élu de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a été officiellement présenté devant les différentes unités de la Police nationale congolaise (PNC) – commissariat provincial, ville de Kinshasa. La prise d’armes organisé le mercredi 7 août 2019 au stade des Martyrs a consacré la solennité de la manifestation devant les personnalités civiles et policières : Commissaire provincial Sylvano Kasongo, le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Néron Mbungu, les ministres provinciaux, les bourgmestres des communes et tant d’autres.

Dans son message, le gouverneur Gentiny Ngobila n’a rien laissé de côté. Il a, tour à tour, parlé de sécurité, salubrité, discipline, insécurité, tracasseries, difficultés financière et logistique et le divers. Entendu que la Police est soumise à l’autorité locale, le numéro 1 de la ville a usé de ses prérogatives pour rappeler à la Police sa mission, celle de protéger la population et leurs biens. Vous avez, les policiers, l’obligation de l’assurer avec beaucoup de discipline, a renchéri Gentiny Ngobila. La salubrité, le gouverneur de la ville de Kinshasa s’y met avec la dernière énergie. Conscient de l’état crasseux de la ville, Ngobila sollicite l’implication de tous. Gardons propre notre environnement : marchés, quartiers, rues, avenues… Ceci est une exhortation de Gentiny Ngobila qui attend de Congolais des bons gestes.
« Kin Bopeto », à la fois un défi et une opération initiée par Gentiny Ngobila pour obvier à l’insalubrité de la ville. Elle est programmée le dernier samedi de chaque mois, de 8 à 11h. La pollution sonore a aussi préoccupé le gouverneur Ngobila. Les tapages diurnes comme nocturnes doivent être réglementés. La police a un grand rôle à jouer. Elle doit prêcher par l’exemple pour que la population ne fasse pas le contraire. « Kin Bopeto », c’est aussi dans la circulation routière. Évitez des interpellations en pleine route. Elles sont à la base d’innombrables embouteillages.

L’insécurité urbaine, « kuluna » dans le jargon kinois, bat son plein. Le gouverneur, par ses services, se donne la mission d’identifier ses hors-la-loi. Cependant, la population n’est pas l’ennemie des policiers. Seuls les récalcitrants subiront la rigueur de la loi. L’insécurité, poursuit Ngobila, est un frein au développement car, elle peut repousser les investisseurs désireux d’apporter les capitaux à la ville. Un clin d’œil a été fait aux généraux Elvis et Kasongo pour leur implication. Finir « kuluna » à Kinshasa, tel est le leitmotiv de Ngobila.

Tracasseries ou encore interpellations brutales sans courtoisie. Une pratique à bannir. Le gouverneur promet la tenue d’un séminaire, dans une approche pédagogique, pour recadrer les policiers qui s’écarte de la rectitude. Des caméras cachées seront, d’ici là, implantées dans les différents carrefours pour suivre le comportement de policiers. Un
autre point relevé par Gentiny Ngobila, ce sont les difficultés financière et logistique. Le gouverneur a promis l’amélioration du social des policiers à partir de l’économie provinciale. Il faut projeter des entrées mensuelles de l’ordre de 200 à 300 millions FC ou $. Il faut une puissance publique pour réaliser cette vision. Il faut pour cela l’accompagnement des policiers pour l’application des lois et l’intérêt de Kinshasa. La ville doit avoir les moyens appropriés. C’est une question de volonté, a martelé Gentiny Ngobila avant de poursuivre : travaillons en synergie pour redorer l’image de Kinshasa.

DAVID MUTEBA KADIMA