Politique

À propos du deuil pour le pays… MARIE-JOSÉE IFOKU S’ÉCARTE DE LA DÉMOCRATIE

Les élections du 30 décembre 2018 ont produit les résultats que tout le monde connaît. Nul n’est besoin de souligner que le FCC avec son candidat, Emmanuel Ramazani Shadary, a perdu à la présidentielle. Mais, ce regroupement politique de plusieurs partis, a obtenu la majorité dans les Assemblées provinciales et aux élections sénatoriales du 15 mars 2019. Le FCC a eu une attitude élégante de ne pas s’acharner sur « CACH » qui a eu la présidence de la République. D’ailleurs, à cause de cette situation inédite, les deux regroupements se sont rapprochés pour gouverner ensemble. Mais, voilà une surprise pour une candidate présidente de la République qui s’étonne que le FCC ait aussi raflé les postes de gouverneurs et vice-gouverneurs dans presque toutes les provinces. En tout cas, nous osons croire que Marie-Josée Ifoku n’ignore pas les principes élémentaires de la démocratie, basés sur le plus grand nombre. A-t-elle oublié que quand on entre dans un parti politique c’est pour travailler et s’engager à défendre les intérêts du parti, qui consiste à conquérir le pouvoir et non se lamenter du sort des autres.

Le FCC après son échec à la présidentielle, comme souligné plus haut, a pu sensibiliser tous ses membres à rester unis et aussi signer sa fidélité à l’autorité morale de la méga plateforme. Ce n’était un secret pour personne – toute la classe politique a assisté et vu les différentes réunions convoquées à cet effet. Le FCC était considéré comme un bloc solide et efficace pour effacer l’échec de la présidence, pour lequel en tout cas aucun deuil n’a été organisé. Ce n’était pas un hasard que les membres du FCC, reconnus majoritaires partout dans les Assemblées provinciales puissent voter les membres du regroupement « adversaire ». C’est une logique simple consacrée par la démocratie.

Le FCC est sidéré d’entendre une candidate malheureuse à la présidentielle, dernière en date en RDC, décréter un deuil national parce que son regroupement du cœur n’a pas gagné de poste ni aux sénatoriales ni pour les gouverneurs et vice-gouverneurs. Après le vote, Marie-Josée Ifoku est-elle devenue amnésique ? Comme dit un adage des sages : « le hasard n’arrange que ceux qui se sont préparés ». Nous venions de le démontrer ci-haut avec la plus simple de logique. La preuve est que « CACH » n’a même pas imaginé qu’il fallait organiser un deuil pour une défaite qu’il savait inéluctable et n’en a pas fait cas et a encaissé avec une certaine sportivité. D’ailleurs, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, l’a reconnue lors de son séjour aux USA. Alors, il ne reste qu’une issue pour la candidate malheureuse de la présidentielle, la « courageuse Marie-Josée Ifoku » de ne pas être plus royaliste que le roi. On comprend bien sûr que c’est une femme, l’unique être humain spécialisé dans les pleurs et les deuils.

DAVID MUTEBA KADIMA