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Sans passé au second tour: la réélection de Mwawatadi décrédibilise l’image du basket-ball congolais

Le vendredi 26 octobre dernier, des élections ont été organisées pour l’installation de la nouvelle structure du bureau fédéral de la de la Fédération de Basketball du Congo (FEBACO).
Certes, ces élections se sont terminées en queue de poisson. Car, le processus du scrutin n’a pas été respecté comme le prévoient les textes régissant le basketball en République démocratique du congo.

Toutes les
caméras du monde étaient braquées vendredi 26 octobre sur le comité organisateur. Fort malheureusement, les résultats rendus publics de la dite commission ad hoc attribuant la victoire finale à Boni Mwawatadi, ne semblent pas très judicieux. Cette réélection serait remise en cause parce qu’il n’a pas obtenu la majorité absolue comme le prévoient les textes régissant le basketball en RDC.
Cela nécessite de réunir plus de la moitié des suffrages soit 50 % + 1. Or, il n’a réuni que 20 voix sur les 42 possibles, son challenger de taille Fofo Konzi a recueilli 19 voix et Pilipili Tolowo avec 3 voix.

Au regard de l’ensemble
des statistiques, pour obtenir la majorité absolue et être à la tête de la FEBACO, il est recommandé d’obtenir 21 voix au maximum. Toutefois, nous devons reconnaître que tel n’a pas été le cas. Et cela prouve à suffisance qu’une manœuvre électorale frauduleuse
entraînant la nullité de l’élection a été
pratiquée; ou
Les formalités n’ont pas été observées.

Ainsi, ce résultat devrait conduire à
un second tour du scrutin présidentiel opposant les deux
candidats ayant obtenu le plus de voix au
premier tour. Il est impérieux que le comité organisateur des élections organise un second duel entre le président sortant Mwawatadi et Fofo Konzi pour le poste de président enfin que nouvelles politiques soient mises en œuvre pour sauver et redorer l’image du
basket-ball congolais. Ce dernier fait face à de nombreuses
contraintes qui freinent son envol. Notamment, l’absence de moyens et d’infrastructures conformément aux standards internationaux.

Béni Kinkela.