Politique

Sans fondement scientifique: Herman Cohen a réagi à propos de la thèse de Mirindi

L’ancien ambassadeur, sous secrétaire d’Etat américain, Herman J. Cohen a réagi à la polémique relative à la thèse de Mirindi qui démontre sans  le moindre doute juridique possible que l’actuel chef de l’état est en droit de briquer un nouveau et dernier mandat présidentiel s’il desire à la prochaine élection du 23 décembre 2018. Cela est dû suite au 1er amendement de la constitution par la loi n°011/02 /2011 du 20 janvier 2011 qui a ramené le compteur du nombre de mandat présidentiel à zéro.

Il a réagi sur son compte Twitter hier, lundi  21 mai, pour exprimer épidermiquement son désaccord éventuel. Or sa réaction  est un pur mythe, totalement sans fondement juridique juste dans le but de faire peur à Kabila de renoncer à cette faculté qui lui donne plein droit de briguer un autre mandat.

Selon Herman Cohen, la thèse de Jean Cyrus Mirindi ne pose aucun problème du point de vue de droit. Mais sa problématique réside du point de vue politique.

« Il est de plus en plus probable que le président de la RDC, M. Kabila, s’attend à ce que la Cour constitutionnelle statue que l’amendement constitutionnel de 2006 l’autorise à se présenter de nouveau en 2018 malgré une limite de deux mandats. Si cela se produit, je peux garantir que la communauté internationale le considérera comme illégitime. », a-t-il tweeté.

Un coup d’épée dans l’eau ? 

Dans un discours prononcé  devant les deux chambres du parlement en congrès à Kinshasa, le Président avait  mis en garde contre « toute injonction étrangère ».

 » De nos partenaires et pourvu que cela soit fait dans le respect de notre souveraineté, nous sommes toujours prêts à recevoir des avis, conseils et suggestions mais jamais des injonctions ».

Ceci démontre que la thèse scientifique de Mirindi est vraie. Il a raison. La question reste à savoir si l’actuel chef de l’état va t-il céder aux pressions impérialistes ? Car, il a toujours prôné le nationalisme. Une autre question mérite de s’interroger si Cohen peut s’inviter dans la gestion des affaires domestiques de la RDC sans violer le principe de la non immixtion, de la non ingérence et de la souveraineté  des états ? Wait and see.