Economie

Les agents et cadres de la SCPT demandent au Ministre de PTNTIC de retirer ses 3 arrêtés 

Si les travailleurs de  Lignes aériennes congolaises  n’avaient pas en 2013 empêchés  que lac disparaisse, mais leurs collègues fonctionnaires de la SCTP refusent que leur patrimoine économique devienne une coquille vide. Les agents de la Société congolaise des postes et télécommunications, ont organisé une  marche pacifique et un sit-in, jeudi 12 avril, devant la SCPT, pour protester contrer les trois arrêtés du Ministre des Postes, Télécommunications, Nouvelles Technologies de l’ information et de la communication. Ce dernier, en date du 30 janvier et du 05 février, avait signé trois arrêtés, auxquels les agents de la SCPT qualififient non judicieuses. Car, ils  ne sont pas constitutionnels.

 

Bouchons records sur le boulevard du 30 juin,  la marche des agents et cadres de la SCPT, a paralysé la circulation, ce jeudi 12 avril de l’année en cours. L’occasion pour eux de manifester leur ras-le-bol, contre les trois arrêtés signés par le ministre de Postes, Télécommunications, Nouvelles Technologies de l’information et de la communication,Emery Okundji.

 

Tout en scandant les chants, ces cadres ont conduit une importante foule, de leur siège,  point de départ,

jusqu’à la Sonas, puis contourner à la SCPT, où ils ont tenu leurs discours dans lesquels ils demandent au Ministre de retirer carrément ses trois arrêtés. Il s’agit de l’arrêté N’ CAB/MIN/PTNTIC/EON/ JA/ Mmw/002/2018 portant  désignation d’un opérateur public  chargé de l’installation et de l’exploitation d’un système de contrôle des flux téléphoniques des réseaux des opérateurs des télécommunications en République Démocratique du Congo attribuant à une entreprise privée dénommée  » AFRICAN GÉNÉRAL INVESTMENT LIMITITED, AGI en sigle ces droits dévolus à la SCPT; de l’arrêté N’ CAB/MIN/ PTNTIC/EON/JA/ Mmw/004/2018 portant d’une licence pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau public à fibre optique en République Démocratique du Congo à LIQUID TELECOM DRC SARL; et l’arrêté N’ CAB/MIN/PTNTIC/EON/JA/Mmw/005/2018 portant création d’un point d’échange Internet national de la République Démocratique du Congo.

 

 » La fibre optique est un produit que le Président de la République, lui-même, a donné à la SCPT pour sa survie et pour sa vie. Alors, il ne peut appartenir en aucun individu qui qu’il soit Ministre ou député soit t-il de retirer un produit qui a été donné à une entreprise publique par le Président de la République qui est le numéro Un de toute une République. En plus, le Président, a même inauguré le point attelage à Moanda. Nous ne pouvions pas comprendre que la substance qui a été donnée à la SCPT cela lui soit retirée non pas par celui qui l’avait donnée, mais par quelqu’un d’autre qui se trouve inférieur au Président de la République. Aujourd’hui comme, vous la contrastez, la SCPT est contenant sans contenu parce qu’ on lui a tout pris. C’est ainsi que la partie Syndicale,nous sommes unis comme un seul homme pour barrer la route à quiconque voudrait s’approprier de la fibre optique. « , a dit Jean Kasonga, Président national de l’ Intersyndicale de la SCPT.

 

Quant au vice- président de la Syndicat de la solidarité, M. Jean Makayanga, ces trois  arrêtés partagent une relation authentiquement dialectique avec la  » loi N’ 013/2002 du 16 février 2002 sur les télécommunications en République Démocratique du Congo, plus précisément aux articles 36, 37 et 38 qui donnent à seule la SCPT l’unique exploitant publique de télécommunications. Cela n’est pas le cas, avec ses arrêtés. », a- t-il martelé.

Poursuit t-il:

 

 » Ses arrêtés créent un désordre dans la matière de télécommunications en RDC. Car, la police de télécommunications est une matière régalienne. Et elle ne doit pas être sous traitée. « , déplore jean Makayanga.

 

Ces travailleurs de la SCPT, ont promu de projeter dans les prochains jours des grandes marches auprès des grandes autorités du pays, pour que ces arrêtés n’aient aucun effet. Par ailleurs, ils restent impatients d’attendre que le ministre retirent ses arrêtés, dont les agents et cadres de la SCPT les trouvent illégaux.

 

Béni Kinkela