Politique

CENI-RDC: ET SI LES « ANTI-ELECTIONS » VOULAIENT BLOQUER LA PRÉSIDENTIELLE, À TRAVERS LA MACHINE À VOTER?

Ceci a été dit, répété, expliqué dans le privé, comme en public, à travers les médias, les forums spécifiques et appropriés, à l’instar, de la tripartite gouvernement-CNSA-CENI, qui s’est tenue au palais du peuple, le 14 octobre 2017, à laquelle j’ai pris part, dans la commission  » juridique et procédures opérationnelles », comme représentant de la Diaspora Congolaise Unifiée, DCU, structure de la société civile: La tenue des élections à trois cycles, le 23 decembre 2018, est tributaire de l’utilisation de la  » machine à Voter ».

Par ailleurs, le Président de la CENI, Corneille Nangaa Yobeluo, au nom du bureau et de la plénière de la CENI, avait cru bien faire, de venter l’ingéniosité congolaise, en révélant à l’opinion publique congolaise, que la « machine à voter » est avant tout, l’oeuve des experts locaux congolais, évoluant au sein de sa structure, qui ont développé les différents logiciels, depuis l’époque de feu Abbé Malu-Malu, assistés en cela, par les experts internationaux.

 » …Je tiens à informer à la communauté nationale qu’internationale, que la CENI jusqu’aujourd’hui bénéficie de l’appui massif en terme d’assistance électorale des experts tant nationaux qu’internationaux.
Nous avons dans notre bâtiment à la CENI, la présence de 52 experts internationaux qui sont nos conseillers techniques et qui assistent sur tout ce que nous faisons. S’il y a d’autres experts qui veulent encore s’ajouter, ils sont tous les bienvenus », avait déclaré Corneille Nangaa, le 19 février dernier, en réaction à la position exprimée par la CENCO, au sujet de la « machine à voter ».

Face à la position américaine, opposée à l’utilisation de cette machine, le président de la CENI, entant qu’expert officiel du gouvernement congolais en matière électorale, au regard des dispositions pertinentes de l’article 211de la constitution, est resté constant sur cet apport majeur dans le système électoral congolais, en annonçant que sans la  » machine à voter », il ne sera pas possible d’organiser les élections le 23 décembre prochain, comme prévu dans le calendrier électoral, rendu public le 5 novembre 2017.

Dans une interview accordée au site habari-RDC, le 31 mars dernier, Paul Ndiaye, expert Sénégalais en matière électorale, venu à Kinshasa au mois de février dernier, pour donner une formation sur le traitement de l’information électorale, donne cinq (5) raisons de recourir à la  » machine à voter » pour les prochains scrutins en RDC, entre autres, celle-ci:
 » … Le comptage sera manuel ( decompte des bulletins insérés dans l’urne) et automatique ( decompte fait par la machine qui compte les votes effectués), ce qui permet de comparer les résultats issus des urnes et ceux imprimés par la machine. Cela peut réduire la fraude électorale.
En même temps, les témoins disposent, à la clôture du scrutin, des procès verbaux des dépouillements imprimés par la machine pour chaque bureau de vote. Cette facilité d’accès aux résultats contribue à renforcer la fiabilité et la transparence de la procédure de vote ».

Comme on peut bien se rendre compte, selon l’entendement de la CENI, la non-utilisation de « la machine à voter », va bouleverser sa planication et par conséquent, retarder la tenue des élections prévues le 23 décembre 2018.

Et tout le monde connaît bien cette vérité, de la classe politique à la société civile, non-politisée. Et pourquoi alors , récuser cette machine, tout en trompant l’opinion congolaise, sur la tenue de ces scrutins à la date prévue?
La manoeuvre est desormais connue.

UNE DIABOLISATION DE LA MACHINE À VOTER ET DU PRÉSIDENT DE LA CENI POUR RETARDER LES ÉLECTIONS.

Alors que la CENI déclare être ouverte, à toute expertise extérieure de la part de tous ceux qui se doutent de la fiabilité de  » la machine à voter », notamment, quelques membres de l’opposition, des gouvernements occidentaux et même certaines ONG nationales et étrangères, c’est plutôt à une véritable campagne de diabolisation à laquelle nous assistons, de la part de ce derniers et la presse internationale, comme en témoigne, la pubication de Jeune Afrique, relayée par RFI, contre cette technologie et le Président de la CENI, dans le seul but, de décrédibiliser le processus électoral en cours, et par conséquent, retarder la tenue du scrutin le 23 décembre 2018.

Pour des nombreux observateurs avertis de la scène politique congolaise, affirment que la plupart des partis politiques et regroupements de l’opposition, ne sont pas prêts, politiquement et financièrement pour affronter les échéances électorales, au mois de décembre prochain, d’où cette levée des boucliers, avec une campagne hostile contre la CENI, pour obtenir une période de transition, avant la tenue des élections.

DE LA TRANSITION SANS KABILA, À LA TRANSITION FÉLIX TSHISEKEDI-KABILA?

Après l’élection de Félix Tshisekedi Tshilombo, à la tête de l’UDPS, comme successeur, de son défunt père Etienne Tshisekedi, quelques sociétaires de ce qui reste du Rassop/limete, ne cachent plus leur souhait, de cogérer le pouvoir avec Joseph Kabila, dans le cadre d’une transition, dont la primature serait confiée, à l’actuel Président de l’UDPS, Félix Tshisekedi Tshilombo qui, depuis guelques jours, semble se démarquer, de « Ensemble », des quelques mouvements citoyens et autres officines occidentales, demeurés adeptes, de la « Transition Sans Kabila », TSK.

Selon les mêmes politiciens de l’opposition , le moment s’y prête bien, avec la dernière débâcle de Bruno Tshibala à la primature, et dont le départ est de plus en plus souhaité.

Cependant, cett e option n’est pas sans conséquence, estiment certains analystes.

En effet, si Félix Tshisekedi devenait le chef de l’exécutif national, cela fera, trois premiers ministres successifs et consécutifs, tous venus, « d’une même moule politique », l’UDPS, et d’un même coin géographique de la république, le Kasai.

Où ces opposants, ont-t-ils jetté , la fameuse « géopolitique » qu’ils exigent pourtant, à la MP , en ce qui concerne, le successeur de l’actuel chef de l’État?

Guy MOMAT
Analyste Politique