Politique

Ouverture de la session de mars 2018 Kengo satisfait du bilan du Sénat avec 250 lois votées en 11 ans

 

Le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a procédé ce jeudi 15 mars 2018, à l’ouverture solennelle de la session parlementaire ordinaire de mars 2018. Dans son discours officiel, le speaker de la haute chambre du Parlement de la Rdc a d’abord brossé la dernière situation économique du pays.

« Le pays profitera de la hausse des cours des matières premières sir le Code minier est respecté, et si le climat des affaires s’améliore. Une bonne gestion des revenus attendus permettra d’améliorer les conditions de vie de la population. L’économie nationale n’évolue pas encore vers la diversification. Elle est plutôt confrontée à la désindustrialisation », a-t-il déclaré.

Puis, le premier sénateur Kengo wa Dondo a évoqué les problèmes liés aux enjeux politiques de l’heure. Sur ce plan justement, il a indiqué que le Sénat a voté pendant les onze ans de son exercice législatif, 250 lois. Ce qui est un record bien mérité, compte-tenu de la situation du pays. Ci-dessous, quelques extraits de son adresse :    

Nous venons de totaliser onze ans au Sénat depuis notre investiture en 2007. C’est le moment pour nous de jeter un regard rétrospectif sur la contribution de la haute chambre à la consolidation de la démocratie. Le Sénat a reçu mission de voter les lois et de contrôler le Gouvernement, les établissements et les services publics. Pendant les onze ans, notre chambre n’a pas été en reste. En sus d’une intense activité dans le cadre du contrôle parlementaire, elle a voté 250 lois. C’est un score louable, eu égard aux objectifs poursuivis. A savoir, assurer le mieux-être possible et la sécurité des populations ; ouvrir les voies à une émergence durable ; affermir l’Etat de droit et conduire le pays à des élections libres, crédibles et démocratiques.

Aujourd’hui nous avons la force d’affirmer que le Sénat a usé sa vocation et sa capacité à construire une vision avenir de la nation. Cette vision coulée en forme législative, porte en elle des outils de sa matérialisation. L’inventeur Thomas Edison ne disait-il pas que la vision sans la réalisation n’est qu’hallucination ?

En tant que représentants du souverain primaire, nous devons marquer une pose pour demander si avec le volume et la pertinence des lois votées, nous avons atteint les objectifs. Dans l’affirmative, les acquis doivent booster davantage les efforts pour plus de performance. Dans la négative, nous avons le devoir d’identifier les faiblesses et les causes de l’enlisement pour une recherche positive des pistes de solution.

Dans cette optique, il n’est pas superflu de nous demander si le mal ne se situe pas au niveau de l’application des lois votées. Les textes non appliqués, disait le procureur général Maurice Dalo, n’ont comme ressources que de peupler les cimetières des lois non exécutées. Il en est de même des textes mal appliqués, puisqu’ils n’atteignent pas l’objectif poursuivi par le législateur.

Voici les sénateurs, autant de questionnements que je soumets à votre attention. J’aime que chacun de nous ici réfléchisse pour un balisage rassurant de notre édifice social. Ne sommes-nous pas les ouvriers de notre cité ? Sachant que tout ce que nous entreprenons loyalement concoure au progrès de la collectivité et à la réalisation du bien commun.

Je ne peux clore mon propos sans signaler que l’ordre du jour de cette session comporte une vingtaine de matières, à titre d’arriérés législatifs, mais il reste encore ouvert aux matières nouvelles. Il convient de relever qu’en sus de ces matières, le Sénat attend le rapport synthèse des vacances parlementaires de 2017 et 2018, les rapports des missions et les rapports de la commission d’enquête sur les fonds publics logés dans les banques commerciales.

En marge de ce qui précède, je vous informe que pendant l’intersession, quelques audiences ont été accordées, soit par moi-même, soit par les membres du bureau, à des personnalités du monde politique, diplomatique et économique. Nous nous approchons inexorablement des échéances électorales. Le Sénat est tenu de rassembler tous les efforts pour que les contraintes relevant de sa compétence soient levées.

Signalons en outre que le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo a signifié que cette date de la rentrée parlementaire, coïncide avec la Journée internationale des consommateurs. C’est aussi le jour où le monde célèbre la lutte contre les violences.

Lepetit Baende