Economie

SCANDALE A L’OGEFREM : le nouveau D.G Sayiba Tambwe retrouvé dans les habits de Anatole Kikwa !

Les informations parvenues à notre rédaction font état d’un amateurisme couplé d’une haine viscérale et d’un tribalisme révoltant constatés depuis  la mise en place de la  gestion du nouveau Directeur Général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal,  SAYIBA TAMBWE, devenu DG voici bientôt six mois à la faveur d’une ordonnance présidentielle. Constant fait par bon nombre des agents et cadres de l’ OGEFREM. 

 

A en croire, les différentes lettres transmises auprès des autorités du pays pour dénoncer l’épuration ethnique, dont Monsieur Sayiba remet au goût du jour, les travailleurs de cet office, accusent  le DG SAYIBA TAMBWE,  d’avoir pris la décision de diriger cet établissement public par la terreur, l’instrumentalisation de la délégation syndicale, foulant au pied lois, la convention collective, procédures et le bon sens.

Par une commission de discipline fantaisiste et composée des membres étaient animés et commandités par lui seul, le DG Sayiba a licencié une dizaine de cadres et agents, en les accusant des faits longtemps frappés de prescription et donc inexistants ou putatifs, au terme d’une procédure combien irrégulière et frappée de forclusion car au-delà des limites conventionnelles. Un syndicat et certains cadres ont tout de suite tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer  une épuration ethnico-professionnelle car les victimes se retrouvent appartenir spécialement à un espace géographique ,  le grand bandundu particuliere ment le Kwango,  le Kongo Central , le grand equateur et des balubakats dont le malheur est d’avoir été proche de l’ancien dg,  Cela a eu juste le mérite de retarder le licenciement de plusieurs autres cadres qui continuent à attendre leur sort dans le couloir de la mort, le Guantanamo par allusion à la prison américaine après la guerre du golfe ! quel faschisme ! Quel sadisme à l’égard des compatriotes.

Informé, le Premier Ministre Bruno Tshibala a ordonné la surséance de toutes ces décisions et le retour à la situation initiale, les députés nationaux élus de Kwango ont également haussé le ton et demandé au Premier Ministre d’arrêter cette épuration professionnelle. C’était sans compter avec l’arrogance du DG SAYIBA. Malheureusement, ce dernier a décidé de n’obéir à personne, car il semble être  protégé par certains hauts cadres du pays qui sont proches du Président de la République, Joseph Kabila, artisan de la paix, qui lutte nuit et jour pour barrer la route à ceux qui se considèrent intouchables.

Cependant, les cadres et agents de l’OGEFREM,  ont introduit des  recours à la Présidence de la République, certes  la haute hiérarchie a instruit au vu des pièces favorables aux compatriotes congolais travailleurs à l’ogefrem licenciés . Ils ont en outre,  introduit un recours hiérarchique au Conseil d’Administration qui a mis en place une commission pour examiner ces recours. Le DG SAYIBA a alors méconnu au Conseil d’Administration la compétence de connaître des recours des cadres et agents car lui juge en premier et dernier ressort, après lui c’est Dieu. Il a bien  fallu attendre  l’arbitrage de la tutelle, en l’occurrence le Vice Premier Ministre et Ministre des Transports et Voies de Communication pour qu’enfin la commission puisse travailler.

Tous les dossiers sont frappés de prescription, les délais d’instruction aussi sont dépassés et forclos au regard de la convention collective. Le code du travail a été violé dans plusieurs de ses dispositions. Le rapport fait par la commission au Conseil d’Administration est sans appel : au regard de multiples vices de procédures et irrégularités constatées, il faut réhabiliter tous les travailleurs dans leurs droits comme du reste l’avait déjà ordonné et rappelé le Premier Ministre. La décision est prise par le Conseil d’Administration à 4 voix contre 1, celle du DG.

C’est alors que ce dernier décide passer outre, il demande secours à la fameuse délégation syndicale composée d’un Président qui n’est rien d’autre que le mari de sa petite sœur, d’un secrétaire qui n’est rien d’autre que son trésorier, d’un secrétaire adjoint qui n’est rien d’autre que son conseiller juridique et petit frère du Président de la commission de discipline de triste mémoire. Le DG SAYIBA décide donc de violer le secret des délibérations du Conseil d’Administration (une faute lourde) et orienter sa haine vers le Président d’un Conseil d’Administration dont il est lui-même membre et aux délibérations duquel il a participé.  Un homme d’Etat, c’est celui qui sait accepter les décisions d’un organe auquel il appartient même contre sa propre décision si tel est verdict de la majorité des membres fait montre d’un comportement républicain bref un homme d’état , au lieu de brandir publiquement ses valeurs qui sont effectivement susceptibles de dégénérer en égoïsme et  en valeurs totalitaires.

Et le Président du Conseil, il n’a qu’une voix délibérative comme tout autre administrateur ; et lorsqu’une décision passe au conseil d’administration, c’est que la majorité des administrateurs l’ont accepté et dans le ca d’espèce, quatre administrateurs contre un seul qui se trouve être le DG.  Si ce dernier avait manqué d’arguments solides et cohérents pour  justifier ses forfaits et convaincre les administrateurs au regard des flagrances et la gravité des abus constatés, il devrait s’en prendre à lui-même et non au conseil d’administration.

S’agissant de la délégation syndicale, celle-là même qui prétendait accompagner les cadres concernés pour soi-disant les défendre devant la commission de discipline, on se demande dans quelle mesure son costume de théâtre joue t-il ?

Non seulement, elle a accompagné et soutenu l’employeur dans le processus de licenciement abusif des agents, mais lorsque l’Etat propriétaire se ressaisit et qu’il faille réintégrer ces agents, dorénavant cette délégation syndicale multiplie assemblées générales, marches, insultes, pamphlets et correspondance pour s’opposer au retour des camarades travailleurs !!Sorcellerie ou simple corruption ? L’on comprend, il faut maintenant sauver l’image et défendre le beau-frère en sacrifiant les organes statutaires de l’entreprise et même en crucifiant ses propres camarades travailleurs. « L’œil de Jéhovah était dans la tombe et regardait Caïn tuant Abel ».

Ce DG sait-il combien de cadres de la Majorité Présidentielle et du PPRD attendent avec impatience sans succès depuis des années une ordonnance présidentielle de nomination à des fonctions publiques ?  Si jeunesse savait !

Dossier à suivre.

PL.