Politique

Joseph Kabila: « En 2005, je suis le seul à avoir fait campagne » pour le référendum constitutionnel pendant que « les autres étaient à Kinshasa dans les bistrots, les ambassades,… »

Abordant le sujet politique, il est rentré dans l’histoire pour relever l’option levée après la réunification de faire adopter par référendum la Constitution. « En 2005, je suis le seul à avoir fait campagne » pour le référendum constitutionnel pendant que « les autres étaient à Kinshasa dans les bistrots, les ambassades… « , a souligne le Chef de l’Etat, surpris de les voir aujourd’hui « prétendre défendre la Constitution« . Il s’est dit étonné de la capacité de retournement des politiciens.

Parmi les acteurs ayant dit non, quelques uns déclaraient que même adopté et promulgué, ce texte sera rejeté une fois aux affaires. L’Eglise catholique, hélas, s’était mise du côté des contestataires. « Quant à moi, je suis resté constant. D’ailleurs, c’est ma Constitution« .

C’est à cette étape que le Président de la République a exprimé sa conception de la démocratie. « La démocratie est un choix politique et idéologique. C’est par conviction et non par contrainte qu’on est allé aux élections en 2006 et en 2011. C’était une décision bien réfléchie. C’était pour moi le passage obligé pour la reconstruction« , a-t-il affirmé avant de poser la question de savoir « Qui a tué la démocratie dans ce pays en 1960 » ?

A peine élu Premier ministre, Patrice-Emery Lumumba avait été assassiné. « Oui, on avait tué un homme, et avec lui la démocratie« , a-t-il déduit avant d’interpeller la presse par cette autre question : « Mais qui a rendu effective cette démocratie ? » avant d’inviter les « tueurs » de la démocratie à « être plus humbles « .

Aux Congolais, il va dire : « Le Congo n’est pas complexé. Vous ne devez pas vous sentir complexés « .

Par rapport aux libertés d’expression, il a mis au défi ses détracteurs de citer un seul pays d’Afrique central ayant autant de médias et de partis que la RDCongo. Il a même lancé une pique en direction de certains acteurs qui, après une beuverie le soir, cherchent par quel scoop discréditer le pays, son peuple et ses institutions.

Autant il s’est déclaré pour l’exercice de toutes les libertés, autant il s’est opposé et va s’opposer au libertinage.