Développement

Le projet PRISE adopte un budget de plus de 39 millions Usd pour 2018

Développement rural

C’est hier à Kinshasa que les membres du comité de pilotage du Projet de renforcement des infrastructures socio-économiques dans la zone centre de la Rdc (PRISE) ont adopté le Plan du travail et budget annuel (PTBA) pour l’exercice 2018 de ce projet. Lequel s’évalue à plus de 39 millions Usd dont le développement des infrastructures rurales et l’acquisition des biens constituent la priorité. Signalons qu’en 2017, ce projet de cinq ans (2014 – 2019), fruit du partenariat Rdc – BAD, a exécuté près de 100 % de ses prévisions annuelles.

Lancé en 2014 dans le cadre du partenariat entre la Banque africaine de développement (BAD) et le Gouvernement de la République, à travers le Ministère du Développement rural, le Projet de renforcement des infrastructures socio-économiques (PRISE) dans la zone centre de la Rdc, mis sous encrage institutionnel du Secrétariat général au développement rural, se fait remarquer par ses grandes réalisations en faveur de la population Kasaïenne, notamment dans les ex provinces du Kasaï-Occidental et Kasaï-Oriental.

Le lundi 08 et hier mardi 09 janvier courant, les membres du comité de pilotage du projet PRISE ont procédé à l’adoption du Plan du travail et budget annuel (PTBA) pour l’exercice 2018 de ce programme du Gouvernement congolais bénéficiant du financement de la BAD. Et le montant global de ce PTBA 2018 est évalué à hauteur de 39.663.485 dollars américains.

Ce budget servira à parfaire le travail déjà amorcé d’équiper en mobiliers scolaires, les 60 écoles construites par le projet PRISE dans les deux ex provinces du Kasaï-Occidental et Oriental, et pour les équipements médicaux dans ces deux ex provinces du grand-Kasaï. Il servira aussi pour équiper le centre genre construit à Mbuji-Mayi et pour finaliser la reconstruction et la réhabilitation des écoles, centres de santé, et latrines publiques dans les deux provinces.

Mais également, des mini-réseaux d’approvisionnement en eau potable dans les 30 cités de chacune de ces deux provinces. Ce PTBA 2018 du projet PRISE prend aussi en compte le contrôle et la surveillance des travaux en cours de réalisation dans les deux anciennes provinces du Kasaï.

C’est ce qu’a indiqué le coordonnateur national du PRISE, M. Corneille Kabamba, au cours de la réunion du comité de pilotage du projet tenue lundi et mardi derniers à Kinshasa. Le but était d’évaluer la mise en œuvre de ce projet au cours de l’année 2017 et de projeter les réalisations pour l’année 2018.

Il sied de signaler que cette activité de deux jours a réunit les secrétaires généraux des ministères sectoriels, qui sont membres du comité de pilotage du projet PRISE, sous la présidence du secrétaire général ad intérim au Développement rural, l’Ir. Georges Koshi Gimeya. Ce dernier dans son mot de bienvenu, après le rappel des faits du projet PRISE et avant de rappeler aux participants les quelques points inscrits à l’ordre du jour de cet atelier de deux jours, il a salué et remercié les différents ministères impliqués ainsi que les provinces concernées pour la réussite du projet PRISE.

Un aperçu des réalisations du projet

Après ce mot du président du comité de pilotage, le coordonnateur du PRISE avait auparavant présenté, d’une manière succincte, le rapport d’activités du projet au cours de l’année 2017. Ayant rappelé les données de base du projet, il a indiqué qu’au cours de l’année 2017, le projet PRISE a exécuté en grande majorité ses réalisations qui ont été prévues. La finalisation de ces actions va devoir se poursuivre au cours de cette année à l’issue de l’adoption du PTBA 2018, a-t-il rassuré.

Puisque, ce projet d’une durée de cinq ans (2014 – 2019), et cofinancé à hauteur de plus de 158,185 millions de dollars américains par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Gouvernement de la République, vise contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations de plus de trente agglomérations de 10.000 à 25.000 habitants chacune, dans les deux provinces anciennes du Kasaï, autour de l’axe Ilebo –Tshikapa – Kananga – et Mbuji-Mayi.

Notamment, en assurant l’accessibilité à l’eau potable et à l’assainissement aux populations des localités et des villes concernées ; en rendant un meilleur accès à l’éducation aux élèves et un meilleur accès aux soins de santé aux populations ; et aussi en assurant une autonomisation économique des femmes dans la ville de Mbuji-Mayi.

Pour ce faire, le projet a déjà réalisé et construit à ce jour, en milieu rural : soixante systèmes d’approvisionnement en eau potable dont dix solaires ; soixante écoles équipées et soixante centres de santé équipés ; 494 latrines publiques et un centre multifonctionnel genre. Le projet prévoit également le renforcement des capacités des acteurs locaux ; la formation de 1000 femmes pour le développement des activités génératrices de revenus, etc. Les zones d’intervention du projet PRISE étant les deux anciennes provinces du Kasaï-Occidental et Kasaï-Oriental : nouvelles provinces de Kasaï, Kasaï central, Kasaï oriental, Lomami et Sankuru.

En milieu urbain, le projet PRISE a réalisé trois châteaux d’eau ; construit ou réhabilité 272.100 mètres linéaires du réseau d’approvisionnement en eau potable de Mbuji-Mayi ; accordé six groupes électrogènes et réalisé des travaux de lutte antiérosive pour la protection des conduites du système d’approvisionnement en eau potable de Tshikapa ; ainsi que la réalisation d’un système d’approvisionnent en eau potable pour la ville de Mbuji-Mayi ; le renforcement des capacités des ministères sectoriels du projet, etc.

A cette liste des résultats du projet PRISE, s’ajoutent diverses études menées dont celle de la centrale hydroélectrique de Tshikapa, celle de mise en place d’un réseau pilote de suivi des ressources en eau du fleuve Kasaï, etc. Les bénéficiaires directs des résultats du projet PRISE sont estimés à plus de trois millions de personnes.

Le projet PRISE confronté au phénomène Kamwena Nsapu

Signalons en outre que d’autres réalisations du projet PRISE sont, entre autres, la réhabilitation de l’usine de traitement d’eau de la Regideso/Tshikapa en y dotant également du matériel électromécanique. Mais aussi, la construction du centre multifonctionnel de genre pour la ville de Mbuji-Mayi ; les travaux de lutte antiérosive ; la réhabilitation/construction du bâtiment de la Direction nationale de l’hygiène à Kinshasa ; etc.

Rappelons qu’avec PRISE, la ville de Tshikapa, chef-lieu de la nouvelle province de la province de Kasaï, a bénéficié de 6.883 Km de voirie moderne, 6.611 mètres linéaires des caniveaux en béton armé et 198,2 mètres linéaires des dalots. Donc, c’est grâce au projet PRISE que cette ancienne ville de Tshikapa s’est dotée de sa toute première voirie urbaine, laquelle a permis désormais le transport des voitures taxis pour le transport en commun depuis le mois d’octobre 2016.

Après avoir présenté les activités réalisées, le coordonnateur national du projet, l’ingénieur Corneille Kabamba a aussi expliqué les défis et contraintes rencontrées dans la réalisation de ce projet. Plus principalement, le retard dans la mobilisation de l’équipe du projet et du premier décaissement (par la BAD), et l’insécurité grandissante dans la région avec le fameux phénomène Kamwena Nsapu, etc.

LB