Politique

Aubin Minaku ouvre la session extraordinaire

Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a procédé ce mardi 02 janvier 2018, à l’ouverture solennelle de la session parlementaire extraordinaire de janvier 2018 au niveau de la Chambre basse du Parlement. Laquelle session, rappelle-t-on, a été convoquée à la demande du Président de la République Joseph Kabila Kabange, qui a sollicité des deux Chambres du Parlement l’adoption de certains textes de loi jugés urgents et d’un intérêt vital pour la nation et dont le processus législatif n’a pu être parachevé, à l’issue de la session ordinaire de septembre 2017.

Et dans la décision du bureau de l’Assemblée nationale signée le mardi 19 décembre 2017 par son président Aubin Minaku Ndjalandjoko, convoquant l’Assemblée nationale à cette session extraordinaire qui prend cours du mardi 02 au mercredi 31 janvier 2018, il est indiqué que trois principaux points sont inscrits à l’ordre du jour de cette session. Il s’agit du projet de loi modifiant et complétant la Loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier ; du projet de loi relatif au partenariat public-privé ; et des projets et une proposition de loi sous examen en commissions mixtes paritaires Assemblée nationale – Sénat.

Notamment, le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Banque centrale du Congo ; la proposition de loi portant protection et régime de l’activité de défenseur des droits humains ; le projet de loi déterminant les principes fondamentaux relatifs au tourisme ; et le projet de loi relatif à la liberté des prix et à la concurrence.

Dans son discours d’ouverture officielle de la session, le speaker de la Chambre basse du Parlement a d’abord rappelé le contexte de la convocation de cette session extraordinaire, avant d’énumérer les différents points inscrits à l’ordre du jour de la session. « Tous ces textes feront l’objet, dans les prochains jours, d’une harmonisation par les Commissions mixtes paritaires en application des dispositions de l’article 135 de la Constitution », a souligné le premier des députés nationaux.

Et d’ajouter que « Les matières législatives inscrites dans l’ordre du jour ont déjà été adoptées par notre Chambre législative et sont actuellement soit en seconde lecture au Sénat, soit en Commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat et dont les rapports sont attendus en vue de leur adoption définitive. Ces textes sont essentiellement destinés à la mise en œuvre des engagements internationaux pris par la République Démocratique du Congo en matière de promotion et de protection des droits de l’homme ainsi qu’à la mise en œuvre des mesures économiques adoptées par notre Gouvernement en vue de l’amélioration du cadre macroéconomique, des finances publiques et du climat des affaires ».

Aubin Minaku prêche en faveur de la réussite du processus électoral

Avant de chuter dans son discours, le président de l’Assemblée nationale a exhorté la classe politique congolaise en général, à œuvrer véritablement pour la préservation de l’unité et de la paix en République démocratique du Congo. « Nos divergences politiques, si profondes soient-elles, ne doivent pas nous empêcher de nous retrouver sur l’essentiel et de défendre ensemble certains fondamentaux », a conseillé Aubin Minaku.

Paraphrasant le président de la République, Joseph Kabila Kabange, à l’occasion de son discours solennel de fin d’année, l’élu d’Idiofa a déclaré qu’« aujourd’hui plus que jamais, les Congolais aspirent aux élections ». Et de marteler : « Notre devoir en tant qu’acteurs politiques est celui d’agir pour que cette attente populaire puisse être satisfaite au plus vite, ce, dans les conditions adéquates et acceptables. Dans cet entendement, toute action politique, quel qu’en soit l’initiateur, qui irait dans le sens de faire entrave à ce processus électoral devenu irréversible, sera sans nul doute vouée à l’échec, le peuple dans sa grande majorité étant devenu véritablement mature ».

Il a donc exhorté ses collègues de tâcher d’abord, de prêcher en faveur de la réussite du processus électoral. Car, a-t-il dit, seules les élections véritablement démocratiques auront vocation à solidifier la paix en République démocratique du Congo et  à jeter les jalons d’un avenir meilleur pour la jeunesse congolaise. « Seules les élections permettront aux vrais démocrates de respecter la volonté du souverain primaire, le peuple congolais », a-t-il déclaré.

Signalons en outre que cette session extraordinaire a été convoquée conformément à la Constitution de la République, spécialement dans ses articles 100, 111, 112 et 116 ; au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; et au procès verbal du 12 avril 2012, adopté par la séance du 18 avril 2018, se rapportant à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Lepetit Baende