Faits Divers Politique

Aubin Minaku désormais docteur en droit, avec mention la plus grande distinction

C’est depuis samedi 23 décembre 2017 que l’honorable président de l’Assemblée nationale, le député national, l’élu d’Idiofa Aubin Minaku Ndjalandjoko, a défendu sa thèse de doctorat en droit à l’Université de Kinshasa  (Unikin). A l’issue de cette brillante soutenance, ce récipiendaire spécial a réussi avec la mention la plus grande distinction devant un jury très costaud. Et automatiquement, le chef des travaux Aubin Minaku devient désormais docteur en droit, grade que le recteur de l’Unikin lui a conféré en conséquence.

Depuis le samedi 23 décembre courant, l’honorable président de l’Assemblée nationale, le député national élu du peuple d’Idiofa, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a cessé avec son titre de chef des travaux du Département de droit international public et relations internationales de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa. Désormais, il a le grade de docteur en droit, à l’issue de sa brillante réussite à la suite de sa défense de sa thèse de doctorat en droit avec la mention la plus grande distinction.

Grade qui lui a été conféré par l’éloquent recteur de l’Unikin, le professeur Daniel Ngoma-Ya-Nzuzi, à l’issue de la soutenance publique de sa thèse de doctorat en droit. Laquelle thèse intitulée « A la recherche d’un mécanisme efficient de poursuite et de répression des crimes internationaux perpétrés en République démocratique du Congo » a été défendue avec brio par le premier des députés nationaux Aubin Minaku devant un jury très solide présidé par le professeur Luzolo Bambi Lessa, le secrétariat étant assuré par le professeur Mavungu Mvumbi-di-Ngoma.

Le promoteur de la thèse, le professeur émérite Mampuya Kanuk’-a-Tshiabo, et les professeurs Kalindye Byanjira et Labana Lasay ont été membres effectifs de ce jury composé aussi des membres suppléants ; les professeurs Mulamba Mbuyi et Jack R. Mangala.

Aubin Minaku propose une « Cour spéciale congolaise pour la répression des crimes internationaux »

30 minutes étaient donc accordées au candidat Aubin Minaku pour sa présentation orale du résumé de sa thèse. Au cours desquelles, il s’est efforcé de confronter, dans la première partie de son exposé, les différents massacres perpétrés ces dernières décennies en République démocratique du Congo d’avec le droit. Et il a plus insisté sur le droit international humanitaire…, dans une méthodologie purement juridique.

Le deuxième qui porte la thèse d’Aubin Minaku c’est la thèse. « Notre thèse st holistique, c’est-à-dire, globale », a-t-il indiqué. Ainsi, a-t-il répondu à la question « Que faire pour proposer au monde de droit un mécanisme efficient face aux crimes internationaux ? ». Et, il a suggéré la création d’une « Cour spéciale congolaise pour la répression des crimes internationaux ».

Ce qui permettra, selon le speaker de la Chambre basse du Parlement de la Rdc, de garantir la souveraineté congolaise. Il s’est en outre demandé quelle est la part de la Communauté internationale pour soutenir les capacités humaines dans cette problématique. Au finish, Aubin Minaku suggère qu’il faut une diplomatie et une approche interdisciplinaire.

Le jury décide la plus grande distinction

A la suite de cette brillante intervention, coutume universitaire oblige, il devrait répondre aux questions des membres du jury. Et avec beaucoup de maîtrise, de perspicacité et de doigté, il a su rencontrer les différentes, multiples et grandes préoccupations soulevées par tous ces éminents professeurs des universités ayant composé le jury de ce jour.

Ces derniers, chacun pour sa part, ont déclaré sans ambages, leur entière satisfaction aux réponses données à leurs questions. Pour le grand professeur Mampuya, cette thèse est une contribution à la théorisation du droit internationale. Il a clairement déclaré que de toute sa carrière, cette thèse de doctorat en droit d’Aubin Minaku et celle du professeur Tshibangu Kalala seraient les meilleures thèses qu’il a dirigées.

Il y avait comme témoins de l’événement, un parterre d’étudiants et juristes, amis et connaissances du récipiendaire, lesquels ont rempli ce samedi dans les heures du milieu de la journée, la grande salle de promotions Mgr Luc Gillon. Le public était également composé de professeurs d’université, comme des représentants des missions diplomatiques.

Le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe, accompagné de plusieurs autres membres du Gouvernement, et naturellement, les députés nationaux, ont également rehaussé de leur présence, cette séance solennelle. Laquelle a été suspendue après les réponses de M. Aubin Minaku, en vue de permettre aux membres du jury de se retirer enfin, pour la délibération.

A la réouverture de la séance, la parole était directement donnée au président du jury pour la proclamation des résultats à l’issue de cette délibération à huis-clos en vue de l’obtention du grade de docteur en droit. Ainsi, le professeur Luzolo Bambi Lessa a dévoilé que, unanimement, tous les membres du jury ont déduit que le candidat Aubin Minaku a réussi sa thèse de doctorat en droit avec la mention la plus grande distinction.

Et sans tarder, le recteur de l’Unikin, le professeur Daniel Ngoma-Ya-Nzuzi a conféré à Aubin Minaku Ndjalandjoko, le grade de docteur en droit. En conséquence, un diplôme ainsi que les insignes de l’Université de Kinshasa ont été remis à l’heureux lauréat. Celui-ci, a bien souligné le recteur éloquent de l’Unikin, a désormais la jouissance de tous les droits relatifs au grade académique lui conféré.

Que des acclamations, des cris de joies, des applaudissements, ont accompagné ce moment de vive ambiance. Ont dirait que cette salle de promotions de l’Unikin allait s’écrouler.

Savant Aubin Minaku, félicité pour sa brillante réussite

Cette séance solennelle s’est poursuivie par différents mots de circonstance. Premièrement du nouveau docteur en droit Aubin Minaku qui a d’abord fait remarquer que cette thèse de doctorat en droit est « l’œuvre importante » de sa vie, et de ses ambitions déjà à partir du troisième graduat.

Puis, il a adressé des mots de remerciement au recteur de l’Unikin, au promoteur de la thèse (qui fut son professeur à l’université) et à tous les autres membres du comité d’encadrement ainsi que les membres du jury, qui, a-t-il indiqué, lui ont permis, d’améliorer son travail. Aubin Minaku a aussi exprimé toute sa gratitude à tous ses professeurs qui l’ont enseigné.

Et spécialement, le président de l’Assemblée nationale a remercié de tout cœur sa « seule » épouse, Mme Daddie Busthanga, pour le soutien qu’elle lui a toujours apporté, ainsi que ses « seuls » trois enfants. Aussi, Aubin Minaku a-t-il remercié et honoré ses chers parents, son père (Odon Minaku) et sa mère, qui était également présents dans la salle.

Ensuite, c’était le mot de la doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, la professeure ordinaire Marie-Thérèse Kenge Ngomba Tshilombayi, qui avait auparavant (au début de la manifestation) avait fait la présentation du candidat, confirmant que ce dernier a observé toutes les prescriptions légales et réglementaires et a rempli toutes les conditions.

Après ses mots de remerciement, elle a souhaité la bienvenue au corps professoral à Aubin Minaku. Aussi, a-t-elle félicité vivement le nouveau docteur en droit pour « sa brillante réussite ».

Cette cérémonie solennelle s’est clôturée par l’adresse du recteur de l’Unikin, le professeur Daniel Ngoma-Ya-Nzuzi. Usant d’une éloquence remarquable, cet enseignant de carrière a marqué son speech avec trois mots principaux : félicitations, remerciements et encouragements.

Félicitations à celui qui était le récipiendaire et qui ne l’est plus. « Aubin Minaku est devenu savant. Je crois que ceux qui parlaient doivent se taire… Il est docteur et dans quelques mois, il sera professeur », a déclaré le recteur de l’Unikin.

Remerciements à tous ses collaborateurs, ainsi qu’à tous les invités de marque. Notamment, le Premier ministre Bruno Tshibala et tous les membres du Gouvernement présents, ainsi que les députés nationaux, pour leur présence à cette manifestation, en dépit de leurs agendas très chargés.

Encouragements enfin au docteur Aubin Minaku « qui vient de nous démontrer, que malgré ses lourdes charges, il nous a présenté une grande thèse ». C’est sur ces mots que cette cérémonie solennelle s’est terminée.

Docteur des distinctions

Des moments de réjouissances offerts par le couple Minaku aux amis et connaissance, ont fait la suite des événements. Notamment, une grande réception populaire à l’esplanade de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), agrémentée par des orchestre de musique folklorique et ballets de tous les groupes ethniques de la Rdc.

C’était un moment inoubliable, doublé de la présentation biographique de l’homme du jour, le désormais docteur en droit Aubin Minaku Ndjalanjoko, par la coordonnatrice de la Cellule de communication de l’Assemblée nationale, Mme Christine Lenzo.

Elle a entre autres informé à ces nombreux invités que, le président de l’Assemblée nationale, né en 1964, a fini ses études universitaires à l’Université de Kinshasa en 1989, sanctionnées par le diplôme de licence en droit, avec la mention distinction. Et il a obtenu son D.E.S en droit public toujours à l’Unikin, avec la mention grande distinction. Ce qui lui a valu aujourd’hui cette thèse en doctorat.

Plus heureux plus qu’Aubin Minaku aujourd’hui, tu meurs !

LB